Tous les simulateurs d'opinion se vantent d'un pourcentage d'exactitude. La recherche montre que ce pourcentage est fragile, parfois trompeur. Kapari n'en affiche aucun. Ce n'est pas un manque, c'est le cœur de notre honnêteté.
La simulation d'audiences par IA est devenue un marché, et il court tout entier vers le même argument : l'exactitude chiffrée.
Aaru (valorisé un milliard de dollars) se dit « plus précis qu'un sondage ». Viewpoints AI vend « 88 % d'exactitude validée par Stanford ». Synthetic Users, pourtant le plus prudent, bétonne sa crédibilité sur « 85 à 92 % de parité ». Le chiffre est partout, parce qu'il rassure. Le problème, c'est qu'il ne tient pas.
Pourquoi un panel d'agents ne se lit pas comme un sondage, et ce que Kapari regarde à la place.
Nous avons rassemblé la littérature sur les panels synthétiques. Elle ne dit pas « c'est nul », elle dit quelque chose de plus subtil : la moyenne peut sembler juste pendant que tout le reste se dérobe.
Trois niveaux de preuve, jamais confondus : revu par les pairs (le plus solide), rapport d'institut (Verasight, recherche appliquée non revue par les pairs, source du chiffre 4 à 23 points), communication institutionnelle (Pew). Nous ne présentons jamais un rapport d'institut comme un résultat académique. Bibliographie complète et vérifiée dans notre dossier de sources.
Kapari n'affiche aucun pourcentage d'opinion, aucun score de popularité, aucun taux d'adhésion. Là où un acteur qui promet l'exactitude s'effondre le jour où une prédiction rate publiquement, nous ne sortons jamais un nombre : il n'y a rien à confronter aux faits après l'annonce. Ce que l'on ne mesure pas ne peut pas être démenti.
Ce que nous restituons n'est pas une valeur, c'est une carte : qui adhère, qui doute, qui se braque, sur quel angle mort, quelle formulation clive le moins. C'est l'Agent What-If, le « et si » de la planification par scénarios, joué par des agents plutôt que par des lignes de tableur, sur la dimension humaine d'une décision.
La science ci-dessus condamne l'usage d'un panel synthétique comme substitut de sondage. Elle ne condamne pas l'exploration honnête d'un éventail de réactions plausibles, qui ne prétend ni mesurer, ni prédire, ni représenter. C'est exactement la case, étroite et exigeante, que Kapari a choisie.
Kapari compose un panel de voix simulées et en explore la structure des réactions, pour aider à décider avant d'annoncer. Ce n'est ni un sondage, ni une mesure de l'opinion, ni un échantillon représentatif, ni une prédiction, et aucune personne réelle n'est interrogée. Nous citons la recherche pour éclairer nos limites, pas pour nous en réclamer.
Passez la vôtre au banc d'essai : un panel de voix réagit, vous lisez l'éventail avant d'annoncer, sans faux pourcentage.