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Comment ça marche

Comment Kapari construit ses panels

Vous décrivez une décision. Un panel de voix incarnées y réagit. Vous lisez la structure des réactions plausibles avant de trancher. Voici, étape par étape, comment ce panel est composé, et pourquoi chaque garde-fou existe.

01
Le principe

Ce que fait Kapari, et ce qu'il ne fait pas

Kapari met une décision à l'épreuve d'un panel de voix plausibles, pour révéler comment elle sera accueillie avant de la prendre.

Vous décrivez une décision dans vos propres mots. Kapari constitue un panel de voix réalistes, chacune ancrée dans un type social documenté, puis les fait réagir à votre décision. Vous lisez alors un éventail de réactions : qui adhère, qui résiste, et surtout pourquoi. L'objectif n'est pas de vous donner une note, mais de vous montrer les lignes de fracture et les angles morts pendant qu'il est encore temps d'ajuster. Décider se fait toujours en incertitude : décider, c'est parier, plus ou moins gros. Kapari éclaire le pari ; la décision reste la vôtre. Et cela vaut à toutes les altitudes, du pivot stratégique au changement de fournisseur : la même répétition générale, seule la mise change.

Prenez le fil conducteur : une école d'ingénieurs envisage d'ouvrir un nouveau campus à Paris. L'école est la cliente, elle teste une décision stratégique ; le panel, ce sont ses futurs étudiants. Kapari ne vous dira pas si c'est une bonne idée, il vous montrera que l'ouverture séduit les profils à fort capital culturel, mobiles et en quête de réseau, tout en inquiétant les profils précaires que le coût du logement parisien menace de déclassement. Ce clivage apparaît avant la décision, pas après l'incident.

Soyons clairs sur les limites : Kapari n'est pas un sondage. Il ne mesure aucune opinion, ne prédit rien, n'avance aucune cote de soutien ni aucun pourcentage de population. Il révèle les réactions plausibles et les rend lisibles. C'est un outil d'aide à la décision et de simulation, une répétition avant d'annoncer, pas un instrument de mesure.

Vidéo, trois minutes : comment Kapari construit un panel, étape par étape. Les chiffres cités reflètent la base au tournage ; elle s'enrichit au fil des mises à jour.

Ce qu'il fait

voir les réactions à une décision, révéler les clivages et les angles morts.

Ce qu'il ne fait pas

sonder, mesurer une opinion, prédire un résultat, donner une cote de soutien.

Le cas fil

l'école d'ingénieurs (cliente) teste l'ouverture d'un campus parisien auprès de ses futurs étudiants (panel).

02
Étape 1, le routage

La compréhension de votre situation

Une IA lit votre contexte et vos décisions, comprend le sujet et surtout les parties prenantes concernées, puis va chercher le bon cadre documenté pour composer le panel.

Tout commence par une lecture. L'IA prend votre situation telle que vous l'avez écrite, dans vos mots, et cherche à la comprendre : de quoi parle cette décision, qui se trouve autour, qui aura quelque chose à dire. Elle ne reste pas à la surface des termes employés, elle saisit l'enjeu réel. De cette compréhension, elle déduit les parties prenantes à réunir, celles que la décision touche vraiment, y compris celles auxquelles on ne pense pas spontanément.

Pour identifier ces parties prenantes et les incarner, l'IA s'appuie sur un socle de connaissances préparé en amont : 48 cadres documentés, qui couvrent des domaines aussi variés que la banque, la bioéthique, les RH, l'énergie, la santé, le logement ou l'enseignement supérieur. Chaque cadre se déploie en segments de référence sourcés, 383 au total, eux-mêmes adossés à plus de 600 sources distinctes vérifiées (par exemple une enquête de l'INSEE, un article scientifique ou un jeu de données de data.gouv, chacun avec son lien réel) et à des théories de sciences sociales attribuées à des auteurs réels. La qualité du panel découle directement de la qualité de ce socle : un terrain préparé, jamais une intuition de circonstance.

Prenons une école d'ingénieurs qui veut ouvrir un nouveau campus à Paris. Vue de loin, c'est une affaire d'étudiants. En comprenant la situation, l'IA voit bien plus large et réunit dans le panel toutes les parties prenantes concernées, chacune ensuite incarnée par des profils sociologiques sourcés avec leur levier psychosocial : l'opportunité face au coût, l'attachement, la précarité, la mobilité contrainte, l'attractivité d'un territoire.

Comprendre le sens

elle lit le contexte et les décisions, saisit le sujet, et en déduit les parties prenantes à réunir.

Un socle sourcé

48 cadres (banque, santé, RH, énergie, logement, enseignement...), 383 segments de référence, plus de 600 sources distinctes vérifiées : une enquête INSEE, un article de recherche, un jeu de données data.gouv, chacun avec son lien réel.

Le cas du campus

l'IA réunit futurs étudiants (le primo-entrant attiré par Paris mais inquiet du coût du logement), enseignants-chercheurs (attachés à leur laboratoire, craignant la dispersion des équipes), personnels et collaborateurs (l'agent administratif inquiet pour son poste et sa mobilité), vacataires (charge et déplacements en hausse) et partenaires (l'entreprise ou la collectivité attentive à l'attractivité du territoire).

03
Étape 2, les segments

Les segments de référence et leurs leviers

Chaque cadre se déploie en types sociologiques précis, et chacun porte un levier psychosocial vérifié.

Un cadre n'est pas une masse indistincte. Il se déploie en segments de référence : des types sociologiques nets, chacun porteur d'un levier psychosocial qui explique sa réaction. Aversion à la perte, auto-censure, charge mentale : ces leviers sont construits puis vérifiés, ils ne sont pas décoratifs. C'est ce qui permet à une voix de réagir de manière cohérente plutôt que générique.

Le cadre Étudiants de l'enseignement supérieur compte huit segments réels, dont l'héritier serein au fort capital culturel, le primo-entrant en sursis de première génération, le prudent qui s'auto-censure, le précaire à bout fragilisé matériellement, le décohabitant empêché par le coût du logement, le contestataire procédurier, le désenchanté du mérite et le mobilisé par l'auto-efficacité. On comprend immédiatement pourquoi l'ouverture d'un campus parisien ne résonne pas de la même façon chez l'héritier serein et chez le décohabitant empêché.

8 segments réels

8 segments de référence réels dans le cadre étudiant, du plus doté au plus précaire.

Un levier vérifié par segment

aversion à la perte, auto-censure, charge mentale.

Exemples du cas

l'héritier serein (capital culturel élevé) face au décohabitant empêché (coût du logement).

04
Étape 3, les familles

Des familles nuancées et une pondération que vous choisissez

Kapari compose un éventail de parties prenantes, jamais deux camps, et vous décidez en clair qui pèse dans le panel selon votre question, sans jamais prétendre mesurer ce que pense la population.

À partir des segments, Kapari place les familles de parties prenantes sur des axes de contraste : opportunité contre coût, mobilité contre ancrage. Ce n'est jamais un duel pour ou contre, c'est un éventail. Une même famille peut d'ailleurs se couper en deux, et c'est voulu : c'est souvent là que se loge l'angle mort qui vous intéresse. Remplir le panel de voix qui se ressemblent ne fait pas pencher le résultat, car Kapari refuse par construction de fabriquer un faux consensus.

Pondérer, c'est déclarer qui compose le panel, en toutes lettres ; ce n'est jamais affirmer ce que pense la population réelle. Vous choisissez donc la composition selon votre question, parmi trois modes que vous posez en conscience. Équilibre (par défaut) : chaque famille pèse autant, pour explorer tous les angles sans en privilégier aucun. Reflet démographique : la composition des familles suit la structure démographique réelle de la population concernée, à partir des données INSEE déjà présentes dans chaque cadre (sexe, âge, diplôme, territoire, catégorie sociale), par exemple quand les seniors sont plus nombreux que les jeunes. Cela reste calé sur une démographie, jamais d'une opinion. Parties prenantes : vous fixez vous-même le poids de chacune selon l'enjeu, par exemple une décision interne où vos collaborateurs comptent davantage que vos partenaires.

Ces trois modes répondent à trois questions distinctes, ce ne sont pas trois niveaux de précision, et aucun n'est plus vrai qu'un autre. Le mode actif est toujours affiché, ses sources aussi, et un bandeau rappelle partout que la sortie est un éventail de réactions exploré, jamais une opinion mesurée. Règle assumée et garantie par le code : plus la composition s'approche d'une démographie réelle, plus Kapari s'interdit de chiffrer la sortie. Le mode dont la composition ressemble le plus à celle d'un échantillon de population est précisément celui où aucun pourcentage d'adhésion n'apparaît jamais.

Équilibré

chaque famille pèse autant, pour ne manquer aucun point de vue. Exemple : tester une réforme de service sans privilégier d'avance les usagers ni les agents.

Reflet démographique

la composition suit la structure démographique INSEE de la population concernée (sexe, âge, diplôme, territoire, catégorie sociale), calée sur une démographie et non d'une opinion. Exemple : explorer comment une population plutôt âgée pourrait recevoir une mesure, sans jamais en sortir un pourcentage d'adhésion.

Parties prenantes

vous fixez les poids selon l'enjeu, choix assumé et affiché. Exemple : sur une décision interne, donner plus de voix aux collaborateurs qu'aux partenaires.

Une sortie qualitative

un éventail de réactions exploré, qualitatif, sans pourcentage d'adhésion présenté comme une mesure. Le mode et ses sources voyagent avec le résultat, jusque dans le partage.

05
Les fondations

La science vérifiable, en direct si besoin

Chaque source porte une adresse réelle, et un garde-fou strict écarte tout ce qui n'est pas vérifiable.

La rigueur de Kapari repose sur des sources que vous pouvez retrouver. La base totalise plus de 600 sources distinctes vérifiées, chacune avec son lien réel, et plus de 160 théories de sciences sociales distinctes (près de 300 citations), toutes attribuées à un auteur réel. Pour le cadre étudiant, on s'appuie par exemple sur les effectifs et boursiers du MESR-SIES, l'enquête OVE sur les conditions de vie étudiantes 2023, l'INSEE, et sur des théories comme la reproduction sociale et le capital culturel de Bourdieu ou l'auto-efficacité de Bandura. Lors de la construction, le garde-fou a testé chaque lien et a écarté 45 références inventées ou mortes sur 110 candidates : il ne reste que du vérifié.

Si votre sujet ne tombe dans aucun des 48 cadres, Kapari ne raisonne pas de mémoire. Il interroge en direct la recherche via OpenAlex et HAL, et les données publiques via data.gouv, en extrait titre, résumé et lien, puis applique le même garde-fou strict : seule une référence portant une adresse ou un identifiant réel est acceptée, tout le reste est écarté. La science est récupérée à la source, jamais déclarée au juge de l'instinct.

Une base profonde

plus de 600 sources distinctes vérifiées au total, chacune avec son lien réel ; plus de 160 théories distinctes citées avec un auteur réel.

Le garde-fou de construction

45 références inventées ou mortes écartées sur 110 candidates.

La science en direct

OpenAlex, HAL et data.gouv, avec acceptation conditionnée à une URL ou un identifiant réel.

Les sources du cas

MESR-SIES, OVE 2023, INSEE ; théories de Bourdieu et Bandura.

06
Contrôle et lecture

La validation et la lecture de l'éventail

Un contrôle automatique vérifie la qualité du panel, puis vous lisez un éventail de voix, pas un score.

Avant toute simulation, Kapari passe un contrôle déterministe. Il vérifie que les familles attendues sont présentes, que l'éventail est équilibré, qu'il n'y a pas de doublons et que les poids sont renseignés. Si une faiblesse apparaît, elle est signalée franchement, jamais masquée en silence. Vous ne lancez pas une simulation sur un panel bancal sans le savoir.

Vient ensuite la lecture. Le panel réagit et chaque voix se place le long d'un axe, du rejet à l'adhésion, sur un éventail visuel. Vous lisez une distribution de voix, pas un score unique. C'est essentiel : une moyenne tiède peut cacher un panel coupé en deux, et Kapari rend ce clivage visible voix par voix. Pour l'école, l'éventail montre noir sur blanc l'enthousiasme des profils mobiles et l'inquiétude des profils précaires, le genre de tension qu'un chiffre agrégé aurait dissoute.

Un contrôle déterministe

familles présentes, éventail équilibré, zéro doublon, poids renseignés.

Jamais en silence

Toute faiblesse est signalée franchement, jamais en silence.

Lire l'éventail

une moyenne tiède ne cache pas un panel coupé en deux.

Le cas fil

l'éventail révèle l'enthousiasme des mobiles et l'inquiétude des précaires avant la décision.

07
L'interrogation

L’interrogation du panel

Une fois le panel composé, Kapari interroge chaque voix, et en extrait bien plus qu’un simple avis.

À chaque voix, Kapari demande de réagir à votre décision, dans ses mots. Mais il ne s’arrête pas à un pour ou contre. Pour chaque voix, il extrait quatre choses : un ressenti chiffré de -100 à +100, une réaction incarnée, le frein dominant qui retient son adhésion (le coût, la charge, une autre priorité, un doute d’exécution ou un désaccord de principe), et son intention plausible (adopter, ignorer, contourner, s’opposer ou relayer).

Cette matière fait toute la différence : une voix tiède n’est plus qu’un chiffre, on sait pourquoi elle est tiède et ce qu’elle ferait. Et si vous le souhaitez, les voix s’entendent sur plusieurs tours d’échange : certaines bougent, beaucoup non, exactement comme dans une vraie discussion.

🎓
Le précaire, logement
Futurs étudiants
La réaction incarnée
« Paris, c'est hors de question : même avec une bourse, je ne peux pas me permettre un loyer à 800 euros pour 10 m². »
Le ressenti
-60
Le frein dominant
le coût
L'intention
s'opposerait

Le ressenti

Un score de -100 à +100, ancré sur la friction réelle de la voix, jamais une note plaquée.

Le frein dominant

Coût, charge, autre priorité, doute d’exécution ou désaccord de principe : ce qui retient l’adhésion.

L’intention

Adopter, ignorer, contourner, s’opposer ou relayer : ce que la voix ferait plausiblement, pas seulement ce qu’elle pense.

08
Les résultats

Le verdict et les coalitions

Kapari ne vous laisse pas seul face aux réactions : il les classe en camps, et il tranche.

À partir des réactions, Kapari regroupe le panel en trois camps, le langage d’un comité de direction : les acquis, qui penchent pour ; les pivots, qui peuvent basculer ; et les perdus, déjà contre. Pour chaque camp, le frein dominant à connaître. Vous savez enfin qui convaincre, et qui est hors d’atteinte.

Et surtout, Kapari tranche. Pas un miroir, un verdict clair : adopter, ajuster ou surseoir, avec sa raison. C’est une recommandation sur ce qu’il reste à faire avant d’exposer la décision en réel, sur un panel simulé, jamais une prédiction de ce que pensera vraiment le public.

!
Le verdict, sur les réactions simulées
Surseoir
Retravailler avant d'exposer
Acquis
Aucun
Qui peut basculer
Futurs étudiants 20%
Enseignants-chercheurs 20%
Perdu
Personnels 20%
Vacataires 20%
Partenaires 20%
Vidéo : de la réaction au verdict, comment Kapari analyse le panel.

Un verdict clair

Adopter, ajuster ou surseoir, avec la raison : une aide à la décision, pas un simple reflet.

La carte des camps

Acquis, pivot, perdu, avec le poids de chaque groupe dans le panel : où concentrer l’effort.

Le levier à désamorcer

Le frein dominant du camp qui bloque, pour savoir quoi retravailler en priorité.

Le banc d'essai de vos décisions

Un éventail de réactions plausibles, des références vérifiables, et l'honnêteté de ne jamais prétendre mesurer l'opinion.